Journée formation : Le travail d’équipe et la construction du leader animé

Le Dimanche 19 février 2017 s’est déroulée au siège de l’association une formation concernant les futurs leaders de l’AJMC. Cette formation entre dans l’objectif de l’AJMC : former et encadrer les leaders musulmans de demain.  Cette formation a été animée par le Professeur Moussa Sanogo, accompagné du professeur visiteur Monsieur  Ibrahim Diakite.

Le Professeur Moussa Sanogo a divisé son intervention en 5 étapes :

La première étape nous a permis d’identifier les qualités d’un leader.

Une règle est positionnée : « il n’existe aucun leader sans une équipe ». La métaphore des abeilles permet de mieux identifier la force et l’importance du groupe. Une conséquence directe est le lien fort et permanent qui lie le leader a son équipe. Pas de leader sans équipe.

Un leader doit s’approprier 4 compétences fondamentales que sont :

  1. La confiance, l’intérêt porté au groupe, le respect de la parole, l’importance de la coopération et la complémentarité dans l’équipe. De manière succincte, la confiance est la pierre angulaire de cet édifice. Le professeur Moussa Sanogo a insisté sur cette qualité et a martelé son exigence chez le leader. La confiance permet de relever des défis, impensables auparavant. La confiance se décline en confiance en soi et en les autres. Les deux sont liés et permettent d’optimiser les compétences de chacun. Le leader doit donc apprendre à se connaitre avant de connaitre les autres. La première compétence du leader : ou se situe mon niveau de confiance en soi ?
  1. L’intérêt que le leader doit porter à chacun. Le leader confiant doit révéler les compétences de chacun en les valorisant. L’estime de soi de chacun est valorisée et en permanence recherchée. L’évaluation a été abordée pour mettre en lumière l’intérêt d’une approche par compétences. En effet, chaque enfant trouve dans ce cadre une opportunité de mettre en avant ses compétences et valoriser en retour son estime de soi. La formation des enseignants à ces techniques d’évaluation est donc indispensable. La seconde compétence du leader s’évalue par le degré de satisfaction de l’équipe : « Oui je me sens valorisé » doit ressortir de chaque membre de l’équipe.
  1. Le respect de la ponctualité et des règles minimales de bienséance. Un message d’excuse pour le retard ou l’absence. Une règle à assimiler : communiquer pour éviter tout malentendu.
  1. Le leader enfin doit croire en la coopération et l’entraide.

Chaque compétence repose sur les autres compétences et sont liées entre elles. La réussite finalement n’est pas celle du leader mais bien la réussite de tout le monde. Bien qu’il existe des prédispositions à être leader, comme le charisme, à la lumière des sciences actuelles on peut devenir leader selon le Professeur Moussa Sanogo.

La seconde étape à abordé les 6 points constitutifs d’une équipe.
  1. Choisir son équipe commence par identifier les compétences et l’effectif nécessaire de membres de cette équipe. Le côté émotionnel doit être neutralisé. L’ami doit être écarté s’il n’a pas les compétences. Ainsi, dans l’équipe certaines décisions doivent être prises en pleurant tellement la charge émotionnelle est forte. Choisir passe également par la diversité des compétences et éviter l’homogénéité.
  1. Former de manière permanente cette équipe. Les compétences de chacun doivent donc être spécifiées et enrichies de manière permanente.
  1. Communiquer sans cesse afin d’avoir un niveau d’information identique pour chacun. Ce travail doit se distinguer d’un travail uniquement productif sans aspect humain. Au contraire, c’est une aventure humaine forte. Le dirigeant peut être célibataire, professeur, au chômage et les besoins de chacun doivent trouver réponses et les qualités de chacun mises au service des autres.
  1. L’initiative et la perspective permettent d’engager la dynamique à court et long terme. La vision de chacun dans son domaine doit être claire et permet d’évaluer concrètement les actions. Le plan dans 3 ou 5 ans concernant la pédagogie, l’administration, la communication……permet d’être actif. Aussi, toute initiative doit être considérée et les initiateurs remerciés.
  1. Déterminer l’objectif d’une mission ou d’un travail passe par une réflexion commune.
  1. La reconnaissance et le mérite. Valoriser et mettre en lumière le travail de chacun. La jalousie est naturellement neutralisée car le bénéfice revient au groupe.

La troisième étape consiste à préciser sur quelles bases se font les choix de l’équipe :

  1. L’exécutif. Une personne d’action qui ne doute pas. Neutraliser les « poisons » qui contaminent négativement le groupe.
  2. L’ordinateur ou le Cerveau. Cette personne va chercher, collecter les informations afin de proposer de nouvelles idées. Elle est patiente, réfléchi et constitue une pièce maîtresse du groupe.
  3. La personnalité administrative (Comptabilité, secrétariat, etc.)
  4. Personnalité charismatique (écoutée quand elle parle). Elle permet d’avoir une influence sur le groupe.
  5. Personnalité créative. Cette personne a les capacités d’apporter quelque chose d’originale.
La quatrième étape aborde les moyens d’être productif.
  1. Allumer la flamme de l’enthousiasme dans le cœur. Toute association doit être nourrie par le spirituel (prières, invocations….)
  2. Lancer les défis pour créer de l’enthousiasme interne et externe également.
  3. L’atelier de réflexion
  4. Anticiper les problèmes et les résoudre immédiatement (L’intérêt du travail général au détriment de l’émotion) :
  • Se renseigner sur les expériences de réussite quand une mission est lancée ou pour l’association directement
  • Tout travail administratif doit être un travail professionnel.
La cinquième étape, l’attitude vis-à-vis d’un membre isolé du cadre. Elle comprend 6 étapes :
  1. Organiser une rencontre amicale loin du cadre administratif
  2. Le comportement est différent de l’intention. Il y a souvent un écart entre les actes et la personne. Peut être que la personne a des besoins et cherchent à être entendre.
  3. L’encouragement au nom de l’équipe.
  4. Il faut l’aider à changer
  5. Évaluer son retour à partir d’un délai donné (1 mois)
  6. L’exclure car l’intérêt du groupe prime sur la personne.