Madame Mariam CISSE

Madame Mariam CISSE,
Je connais Madame CISSE depuis plus de 20 ans,
Même cage d’escalier, seul deux étages nous séparent, 
J’ai grandi avec ses garçons Abdoul, Soulaymane, Zakaria, Issa, 
J’ai vu grandir ses filles Maritou, Maymouna, Aichata, Fenda,
Le 4 Chaussée du Vouldy a perdu un pilier. 
Le deuxieme étage a perdu sa jeunesse. 
Maman africaine elle a assume l’education de ses enfants. Tous sans distinction.
Elle s’est levée et a travaillé. Tôt le matin et tard le soir. 
Tout pour ses enfants. Elle a supporté et beaucoup encaissé. 
Vigilante, à la fenêtre au balcon à la porte ou au téléphone.
Le deuxième étage a perdu sa saveur. Les plats africains les odeurs de mafé. 
Le deuxième étage a perdu sa couleur. Les boubous et les visites. Le soninké a perdu un professeur. 
Notre maman a souffert. Quel santé peut résister ? Quel santé peur autant accumuler?
Maux et douleurs se sont invites. Le souffle de la viellesse est apparu. Les marches etaient hautes, les pauses plus longues.
Notre Maman était jeune et pleine d’envie. Pleine de joie et de bonne humeur. Pleine de vie !
Maman Mariam nous sommes tous tes enfants. Comme un arbre nous étions sous ton ombre. Tu as donné… beaucoup ….plus que recevoir 
Plus de 20 ans……
L’heure est venue. A Allah nous appartenons et vers Lui nous retournerons. 
Maman Mariam tu as laissé des enfants et quelle meilleure héritage que des enfants pieux. 
Maman Mariam tes oeuvres sont avec toi, nombreuses et variées. 
Le Tout-Miséricordieux t’accueillera et de Sa générosité Il te donnera incha’Allah. 
Nous témoignons de ta piété et de ta générosite. 
A jamais dans nos cœurs, nos yeux pleurent. 
Que le plus misericordieux te fasse miséricorde.
Hamid Boukantar (voisin)